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Arts Visuels

 

Fabienne Cresens
Photographière

Expo de février à juin 2018
Vernissage jeudi 22 février à 18h30

De la lumière à l’obscurité mises en lumière, Fabienne Cresens est photographe autodidacte belge. Née en Afrique, elle ne cesse depuis l’âge de dix-sept ans, d’élargir le champ de son art, de l’argentique au numérique aujourd’hui, avec ce qu’elle nomme des objets photographiques qui ouvrent la voie à de nouvelles expérimentations qu’elle mène principalement à Bruxelles.

Quand notre perception de la réalité est asphyxiée au point de faire naître le doute sur la vérité de ce qu’on voit et jeter ainsi la confusion dans les consciences, Fabienne Cresens travaille sur l’archéologie du réel, ses chutes et ses beautés.
Ce sont des paysages d’étrangeté, des ciels urbains, des visages à pensées que nous parcourons, regardons, immergés dans des univers qui nous pénètrent, où se déversent le «je» et le «nous».

Au cœur du travail de Fabienne Cresens, il y a la vision brisée, sombre, rendue au lyrisme.

Mais un lyrisme qui se veut profondément réaliste et humaniste.

 

La Montée des eaux

Avec les changements climatiques, le bonnet de bain symbolise d'une manière "absurde" la lutte de l'homme, vaine, ballottée par les pluies torrentielles, les vents dévastateurs, les tempêtes, les cyclones, les tsunamis…

De l'enfant à l'adulte jusqu'au point limite, du Nord au Sud, la désapprobation et l'indignation se mêlent aux bonnets vulnérables et anciens, des accessoires improbables et inefficaces face à la destruction puissante des éléments en furie. Quand la nature disparaîtra, le bonnet fleuri sera le souvenir du temps où les fleurs avaient leur parfum.

«Fabienne Cresens pose un regard sans concessions mais non dénué de douceur sur une réalité que beaucoup se refusent à voir: le réchauffement climatique. Soit une série photographique de pure attention à son environnement et aux êtres humains qui y sont reliés.

Ici, Fabienne Cresens s’approche au plus près d’un visage, de l’enfant à l’adulte, connu (Plastic Bertrand, Jean-Luc Fonck (chanteur belge), Laurence Vielle (poétesse nationale belge), David Courier (journaliste culturel), Chergui Kharroubi (journaliste de reportages sociaux), Pietro Pizzuti (homme de théâtre) ou moins connu, comme s’il était vu pour la première fois.

Le visage est nu, simple et bouleversant. Il va à l’essentiel dans le noir le plus total.

Chacun.e porte un bonnet de bain, fleuri ou non. Chacun.e semble là, pour incarner une responsabilité, une vigilance, une attitude face à la destruction puissante des éléments en furie - pluies torrentielles, inondations, vents dévastateurs, tempêtes, cyclones ou tsunamis. La Montée des eaux ne s’alourdit pas de pédagogie explicative ou de considérations morales bon marché. Dans une douceur entêtante, elle impose au promeneur un regard à l’acuité sensitive et magnétique. Dans ses plus infimes soubresauts, son ascétique beauté, sa révolte silencieuse est le signe d’une possible renaissance au monde, un autre pas.»

Notes, Sylvia Botella, avril 17


picturelle.be

 

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Céline Chariot
Photographe

Expo de septembre 2017 à janvier 2018


Nous avons découvert son travail notamment au-travers de ses clichés pour le Collectif Impakt (Spectacle Blackbird) ou pour le Raoul Collectif (Spectacle Le signal du promeneur et Rumeurs et petits jours).
Voici ce qu’elle nous dit de son rapport à la photographie de spectacle : «Ce qui m'excite, c’est de pouvoir transgresser les limites imposées au spectateur. Cet accès privilégié permet d'apporter un point de vue supplémentaire à la création de l'objet théâtral et titille l'hypothèse improbable, «quoi que non nulle», de figer un moment précis d'une forme vivante.»

Passionnée de voyage, elle ne cesse d’affiner son identité artistique en quittant son confort et en découvrant un ailleurs. Nombre de ses travaux ont émergé du voyage. Lorsqu’elle se retrouve à l’autre bout du monde pour exposer ou encore lors de convois humanitaires par le biais desquels elle a réalisé deux reportages. Un premier autour de Tchernobyl et un deuxième dans un bidonville Tsigane en Roumanie. 

Elle se distingue depuis 2007 par une série d’expositions comme la participation à Europalia à Pékin, une exposition à la galerie "Catherine Schubert Fine Art Gallery" et au "Art and Culture Centre" à Bangkok, deux sélections à Bozar à Bruxelles, une projection aux Rencontres d’Arles en France, une sélection au musée d’Art Contemporain du Luxembourg Belge, une collaboration avec l'asbl Bulex à Bruxelles, une exposition au Centre Jacques Franck à Bruxelles. ?

Constamment en recherche afin d’optimiser l’émergence de ses préoccupations, Céline considère que «raconter des histoires est plus fort et nécessaire que la forme».

celinechariot.com