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FEROCIA

Danse / Sortie de résidence - Tout public
Cie Giolisu

JEUDI 9 MARS À 19H


Ferocia est une ode à la rage, un acte de rébellion face à une injustice insupportable, une réponse face à l’oppression et à la souffrance.
Ferocia est la couleur de la rage, de la perte, du désespoir et galope au rythme irrégulier d’une respiration affolée.
Ferocia est l’incohérence des émotions contradictoires.
Ferocia dresse un tableau mobile et intense de notre monde, traversé par une cruauté abyssale.
Ferocia est un solo qui met en scène une femme révoltée par un environnement qui la terrifie. La qualité qui en découle est celle d’une danse qui traduit un élan émotionnel, soudainement libéré.

Un solo : politique, engagé, enragé. Une urgence : celle de dénoncer la violence qui nous terrifie. Une furieuse envie de bousculer, de crier, de pleurer, de s'échapper. Mais aussi l'envie de prendre soin, de panser les plaies, d'épancher le chagrin.
Ferocia, c’est un cri, la sueur du réveil après le cauchemar, la peur que l’on ne maîtrise pas. C’est l’angoisse qui nous prend à la gorge au regard d’un monde qui a perdu tout caractère de logique, d’humanité, de cohérence.

Conception : Lisa Da Boit, Céline Curvers
Écriture chorégraphique et interprétation : Lisa Da Boit
Mise en scène : Céline Curvers
Musique : Thomas Barrière
Lumières : Laurence Halloy
Costumes : Julia Didier
Scénographie : Yoris Van Den Houte

Produit par Giolisu.
Coproduction : Les Brigittines, Théâtre de la Vie.
Soutenu par l’asbl Centre Lorca, le Théâtre Marni, Le CCN Le Phare au Havre (F).
La Cie Giolisu est accompagnée par Grand Studio et reçoit l’appui de WBI.

www.giolisu.com & facebook cie.giolisu


En résidence du 3 au 9 mars
Présentation de fin de résidence le jeudi 9 mars à 19h + Pique-nique partagé (logo)
Entrée libre sur réservation (04 90 14 07 99)

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Sortie de résidence et pique-nique partagé - Mode d’emploi
L’entrée est libre pour tous les curieux, les amateurs et les bienveillants.
Le public qui veut prolonger l’expérience, apporte de quoi grignoter (sucré et/ou salé), nous offrons les boissons!
Après la présentation: échanges avec les artistes et partage de repas.
Réservation souhaitée.

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3 questions à la Cie :
Où en êtes-vous de votre parcours artistique ?
Dans ce travail de création, nous continuerons la recherche d’un style propre en restant fidèle à la poétique de la compagnie qui demande au corps de s’exposer, d’être « habité », de laisser transparaître l’émotion.
Nous croyons qu’un langage corporel abstrait mais nourri de son vécu peut véhiculer un message qui parle à tout le monde.
La dernière pièce “Il dolce domani”, nominée par la Critique comme meilleur spectacle de danse 2014/2015, nous a donné une certaine confiance et aujourd’hui notre envie est de nous exposer davantage, d’oser aller plus loin dans notre engagement politique et artistique, de développer la radicalité de notre poétique.
Faire ce solo sera un acte de résistance, un engagement fort, une déclaration de guerre à la guerre, une expression de rage et d’impuissance qui ne se veut pas résiliente.

Résider aux Doms, pour trouver quoi ?
Résider aux Doms pour trouver un dialogue avec une nouvelle structure. Pour confronter notre démarche avec l'expérience de votre parcours de soutien aux artistes. Trouver un endroit de concentration et de rassemblement loin de la vie quotidienne et privilégié par l'intimité de l'équipe en travail.

L’art au quotidien, c’est comment ?
La multiplication des événements atroces, douloureux, inconcevables et déstabilisants que nous vivons nous demande d’être témoins d’une époque très différente de celle qu’on connaissait auparavant.
Nous sentons la nécessité d’un acte fort, voire de foi, pour continuer à croire en ce monde, et pour l’imaginer si possible, meilleur, plus juste, tout simplement humain.
Nous pourrions laisser tomber, baisser les bras, accepter la difficulté du moment et détourner notre regard.
Ou nous aurions pu rejoindre les nombreux hommes et femmes qui s’engagent jour après jour dans une mission humanitaire, sur les côtes de Lesbos, sur la route des Balkans, à Calais ou ailleurs.
Comme eux, nous avons essayé à notre minuscule échelle de nous rendre utiles sur le terrain comme bénévoles et nous sentions l’urgence comme artistes de faire écho de ces réalités et donner ainsi un sens à notre prochaine recherche artistique.