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L.U.C.A. (Last Universal Common Ancestor)

Cie Eranova

Théâtre / Dans le cadre du dispositif le Réel Enjeu*
En résidence du 12 au 18 mars
Pas de sortie de résidence


Entre théâtre documentaire, conférence caustique et espace de résistance, un spectacle plus que jamais nécessaire face aux réflexes de repli communautaire.

«D’où viens-tu?» De cette question a priori anodine, L.U.C.A. explore les origines de l’Homme en questionnant avec (im)pertinence les notions d’héritage et d’intégration.Comment d’anciens immigrés peuvent-ils développer des discours xénophobes?

Pour tenter d’y répondre, deux comédiens italo-belges sondent les histoires de leurs familles et celles de leurs semblables. Un parti pris: briser le silence et les barrières entre anciens et nouveaux migrants. À l’heure où les identités nationales montrent les dents et où la question de l’intégration crispe le débat politique, L.U.C.A. (Last Universal Common Ancestor) s’annonce comme un OVNI scénique.


Conception & interprétation: Hervé Guerrisi & Grégory Carnoli
Regard extérieur: Ludovic Romain
Mouvement: Élia Lopez
Création lumière: Antoine Vilain
Son: Ludovic Van Pachterbeke
Costumes: Frédérick Denis

Production L’ANCRE (Charleroi).
Coproduction Théâtre Jean Vilar Vitry-sur-Seine.
Soutien du dispositif Le Réel Enjeu*, La Fabrique de Théâtre, 9-9 bis-Le Métaphone.


3 questions à la Cie:

Où en êtes-vous de votre parcours artistique?
Nous avons pour le moment la chance de beaucoup tourner tous les deux, notamment avec la Cie flamande Ontroerend Goed, mais également de développer des projets indépendamment.

Hervé a notamment monté Spam de l'auteur argentin Rafael Spregelburd en octobre au Théâtre de Liège, et est membre actif du collectif En Blanco (pratique du yoga). Grégory quant à lui est en plein développement d'un projet de court métrage, et tourne par ailleurs avec l'Agora Theater et aussi dans le spectacle La Route du Levant... L.U.C.A. s'inscrit dans la continuité de deux projets qu'Hervé a précédemment monté seul, Cincali et La Turnata, qui questionnait également les vagues d'immigrations italiennes.


Résider aux Doms, pour trouver quoi?
C'est d'abord prendre le temps de créer, ailleurs, un peu de ce que sera le spectacle L.U.C.A. L'occasion de questionner les origines, leur sens, et surtout ce qu'on en fait. À la fois dans le réel, parce qu'on s'inscrit dans une démarche d'écriture du réel via le programme "Le Réel Enjeu" qui réunit des partenaires autour du projet, mais aussi de façon plus pragmatique sur un plateau, parce que l'écriture au plateau (et c'est encore plus vrai avec l'écriture du réel) nécessite un vrai temps de plateau, CQFD.


L’art au quotidien, c’est comment?
Rester curieux, garder la capacité de mettre à distance ce qu'on voit et ce qu'on entend, être à l'écoute de ses émotions, laisser s'inviter la poésie dans toutes choses, refuser l'ordre établi sans un minimum le questionner, mais surtout quelque chose qui passe davantage par la sensation et la transmission que par la dissertation.

 

* Le Réel Enjeu

Programme croisé de résidences de recherche sur les écritures du réel

Théâtre La Cité (Marseille) / Théâtre Jean Vilar (Vitry) / Théâtre des Doms (Avignon) / Théâtre de l’Ancre (Charleroi) / Forum Jacques Prévert (Carros)

À l’origine, c’est une histoire de rencontre: entre 5 théâtres, entre la Belgique et la France, entre le Nord et le Sud, 5 projets artistiques portés par des femmes et des hommes qui mettent au cœur de leur engagement la relation entre les écritures, les œuvres et les gens.

Naissent au fil de nos échanges, des convergences, des évidences artistiques et des envies mutuelles. Convaincus collectivement de la nécessité de produire un théâtre qui transforme, nous fondons ensemble un programme de soutien à la création artistique autour de ce qui nous est commun, les écritures du réel, et lançons l’appel à projet «Le Réel Enjeu».

Que posons-nous dans cet appel à projet?

La trace d’un rêve n’est pas moins réelle que la trace d’un pas.

Le réel n’est pas la réalité. La réalité, c’est le monde tel que nous le percevons avec nos sens et notre intelligence. Le réel se définit à partir d’une limite du savoir, limite à partir de laquelle il ne peut être appréhendé mais plutôt cerné, déduit, ressenti.

Aujourd’hui de nombreux artistes travaillent sur une zone frontière entre fiction et non fiction car nous vivons dans un monde où la distance entre ce qui est réel et ce qui est virtuel tend parfois à se réduire.

L’appel à projet que nous proposons s’appuie sur la démarche qu’ont les artistes aujourd’hui de mettre en lumière, de questionner l’endroit d’où ils parlent afin de traduire ce qu’ils traversent eux et le sujet qu’ils explorent et comment cela les transforment réciproquement.

Les artistes que nous souhaitons accompagner ont la nécessité de se mettre en dialogue avec ceux qu’ils vont rencontrer et raconter.

C’est une place où l’artiste se met en jeu, à l’épreuve de sa propre capacité à laisser surgir, altérer et amener ailleurs son récit mais également à affronter ses propres contradictions. Les artistes qui s’affrontent à mettre le réel en jeu et nous invitent à l’expérience du sujet, l’interrogent «dans un pas de deux» où s’entremêlent les chemins, les évolutions, les changements, les transformations de chacun…


Les lauréats 2017/2018


> La Cie du Rouhault avec J’appelle mes frères

(accueillie en résidence aux Doms en décembre 2017, la Cie jouera le spectacle à la Friche la Belle de Mai les 22 et 24 mars 2018 dans le cadre de la Biennale des Écritures du Réel #4)

> La Cie Eranova avec L.U.C.A.


Lancement d’un nouvel appel à projet le 15 janvier 2018